Les routes mythiques du sud australien :
la "great océan coast" et la "surf océan coast"
Rythme ralenti sur l'île au kangourous, le temps est couvert et gris. Une ferme animalière nous permet d'approcher et d'être en contact avec l'ensemble de la faune locale notamment les koalas que l'on prend prendre dans les bras, les kangourous endémiques à l'île que l'on peut nourrir, les perroquets blancs, jaunes, noirs, multicolores qui se présentent en éructant un "helloooo" déconcertant ; 3 sortes de wallabies( parma, bennet et quooka), des rapaces, des wombats, des quolls, des pythons, des casoards, des pingouins pygmés nichant sur l'île,Et oui en albinos ça existe aussi le kangourous,
Kookabura, le plus gros martin-pêcheur au monde

Visite d'une ferme spécialisée dans le production de fromage de brebis et de dives produits dérivés. Mimi fait un test de l'ensemble des produits...
Un petit clin d'œil à Polo et Gisous!
Visite de la capitale KINGCOTE, petit village où nous trouvons la wifi et un restaurant où déjeuner. Le service est à l'anglo-saxonne : une fois le choix effectué, on se rend au comptoir pour commander et retirer sa boisson, mais seulement après s'être acquitté du montant des repas encaissés…
Retour
sur terre après un bref stop au cap woolhooby surmonté d'une phare blanc et
dont les collines alentour sont arrosées de pelouses verdoyantes parsemées
de jaune et de violet qui se jettent en falaises dans l'océan.
Arrivée à Victor
Harbor : la ville est accueillante et dynamique, elle s'étale le long d'une
baie magnifique que vient couper en deux un ponton d'environ 500M qui mène à
une île granitique, espace maritime classé car siège de reproduction des
pingouins nains. Un tram tracté par un cheval assure une traversée du XIXè siècle. Nous n'aurons pas l'opportunité de voir les baleines : un
ancien du centre d'information- d'ailleurs tous les centres d'information sont tenus principalement par des personnes retraitées- nous signale que cette année n'a pas été très
prolifique et que la dernière à avoir été aperçue l'a été pendant le mois
d'août dernier ...
Levé à 7h00 pour
entamer une course matinale de une heure le long de la baie ; je croise
beaucoup de personnes âgées marchant ou promenant leur chien. Le soleil brille
mais cache une température à l'ombre de 17°c; en bon touristes, nous affrontons
la journée en tong et bermuda. A l'autre bout de la baie, 2 jeunes australiens
pêchent depuis leur canoé. Nous entamons une ballade sur l'île de granite ;
ceinte par une eau turquoise, elle offre un beau panorama sur la baie et sur
l'océan depuis un sentier de randonnée aménagé au sein d'une végétation
arbustive méditerranéenne de bord de mer.
Nous sommes effarés
par la place laissée par la société australienne à la
voiture; ici pas de passage protégés pour les piétons : la circulation routière
l'emporte sur les déplacements pédestres. Cela nous rappelle une anecdote vécue
dans un camping où pour déposer sa poubelle dans le réceptacle prévu à cet
effet et situé à 40m de son emplacement , un australien prend son véhicule en n'omettant pas de faire
monter ses chiens à l'arrière et va déposer sa poubelle sans descendre pour
immédiatement revenir sur son emplacement.
Autre point à noter, et cela
contraste énormément avec le Japon : nous observons beaucoup de personnes de
forte corpulence ou obèses. Le look australien type : grand, baraqué et
bedonnant, la casquette ou le chapeau vissé sur la tête, les lunettes de soleil
noire épousant la forme ovale du visage et une barbe de bucheron canadien, un
modèle de zz top. Elle, blonde avec deux couettes, le short en jean , les
bottes de cow boy … un peu stéréotypé mais vécu...
La pêche, une activité permanente
Compte tenu des problèmes de violence et de consommation chez les mineurs, la vente d'alcool s'effectue exclusivement dans des magasins spécialisés dont la plus part sont achalandés en "drive-in".
Nous avons la surprise en déambulant dans les rues de découvrir un cinéma ; je m'y précipite le soir malgré 20 bonnes minutes de marche depuis notre campement. Le cinéma a une façade rose art déco; une moquette bordeaux accueille le visiteur dans l'entrée dont le comptoir en bois fait office de vente de billet, de boissons et de confiseries diverses. Des tentures rouges rehaussent le décor année 50 de ce cinéma qu'on croirait sorti directement de la chanson d'Eddy Mitchell "la dernière séance". A l'intérieur, la salle principale de quelques 300 places est équipée d'un projecteur et d'enceintes numériques qui tranchent avec les sièges à bascule en bois recouverts de velours rouge, des repose-pieds en métal et des balustrades en bois. Nous sommes 10 à assister à la séance. A la sortie, sous une pleine lune dorée, je squatte un spot wifi pour communiquer avec Anthony et Roxane.
Victor Harbor
Barrage marée motrice ouvrant sur un paysage de lagune
Rue typique de village
Innovation : pour partager la chaleur, nous réunissons les deux duvets.
Longeant la côte et la voie ferrée, nous traversons Port Elliot et Goolwa, estuaire de la rivière Murray plus long fleuve australien. Le villages sont bâtis sur le même modèle : une rue principale ( main street) animée de commerçants, de bank, de café, de fish and chips … inscrits dans des bâtiment à simple rez de chaussée, ornés d'un péristyle digne de certains western. Devant , des places de parkings.
Nous profitons, tels deux lézards, d'une pause somnolente pour nous exposer à la chaleur bienveillante des derniers rayons de soleil, sur une plage de sable fins nichés contre la pierre, à l'abri du vent printanier.Après ces paysages côtiers, nous contournons le lac alexandrina, un lac d'eau douce intérieur proche de la mer qui nous plonge dans un paysage de Camargue, couvert de joncs et de roseaux où les oiseaux, pélicans, mouettes, sternes, aigrettes, cormorans, … et les moustiques sont rois. A une intersection avec la voie ferrée, sans protection particulière et avec une visibilité réduite, prudent, je décélère : un son strident de corne d'avertissement nous fait sursauter tandis qu'une motrice nous passe sous le nez.
Lac salé
Parabole sur la trajectoire du monde ?
Une vision australienne des coccinelles dans les champs
Pour passer certaines rivières, il existe encore des ferrys "publics". La drogue est un réel problème chez les adolescents et les jeunes jusqu'à 25 ans. Actuellement le produit illicite est le "ICE". Dans toutes les toilettes, on trouve des réservoirs à seringues usagées. Malgré cela, l'australien ne manque pas d'humour.
L'homme descend du singe et se comporte comme un cochon ???
Passage d'un climat
tropical au nord, continental sec au centre et à un climat tempéré sur la
façade sud pour revenir vers un climat subtropical sur la façade est en fin de voyage.
Nous venons
d'entamer notre 2ème mois australien et notre 3ème depuis notre départ. Vous
dire que nous trouvons le temps long serait un mensonge même si vous nous
manquez.
Pour cette partie du
voyage, nous entamons un parcours côtier
jusqu'à Melbourne sur près de 800 km d'abord en contournant le lac
alexandrina, puis en logeant la côte de calcaire "limestone coast" et le parc de
corrong ( ngarrindjeri) sur environ 150 km pour ensuite finir par la great océan
coast et la surf océan coast en espérant que notre avancée dévoile des températures de plus en plus
estivales.
Nous prenons notre temps et certains rituels commencent à
s'installer, irrémédiablement, comme si le quotidien voulait de force reprendre
sa place ou bien est-ce simplement la nécessité de sécuriser ou de minimiser le
temps passé à produire certaines tâches. Recherche d'un emplacement ensoleillé
pour le lever du soleil, aménagement du lit, lever vers 6h30, petit déjeuner
extérieur ( café, fruit, céréales, laitage
et parfois œufs et bacon ), nettoyage et aération du van, niveau d'eau,
d'électricité, de gaz et d'essence, sport , douche ou lavage au gant, affinage
de l'itinéraire, recherche de spot wifi pour communiquer, réapprovisionnement
en victuailles… bref on est dans notre rythme.
Nous longeons la côte en sud-est par le parc de Coorong, une étendue d'eau salée intérieure parallèle et séparée de l'océan par une dune de 150 km sur environ 1,5 km de large. Elle-même est scindée en une zone nord et une zone sud délimitée par un chenal configuré par une langue de terre qui tente vainement d'embrasser la dune. Le lieu est isolé.
Viennent se reproduire ici sur un des 6 îlots calcaire une colonie de pélican. A partir du mile 32, il est autorisé de longer la côte par la plage avec un véhicule sur environ 20 km, moyennant bien sur un 4x4… Une balade de 3km au crépuscule dans les dunes de sables où la vie s'est acclimatée , végétaux et animaux y ont créé un écosystème spécifique. Paradis des oiseaux, on y rencontre également des kangourous, des émeus, des lapins tandis que le soleil déclinant teinte de rose les versants des dunes exposés.
Nous poursuivons notre périple en longeant la côte de Coorong essaimée de ports de pêche devenues des stations balnéaires, de phares côtiers et d'arrières pays campagnards , Kingston reconnaissable au homard gigantesque érigé à l'entrée du village, Robe sur la baie de Guichen avec son activité de pêche en lac et en mer. Premier bain de mer, un peu fraîche en compagnie d'une raie. En période scolaire, les familles d'Adélaide affluent sur le bord de mer, la température devant s'élever sur les jours suivants. Nous constatons qu'une famille australienne moyenne à au moins 3 enfants. Lundi c'est le Labor Day, la fête du travail australien.
De ces villages s'écoule une nonchalance conforme au dicton australien 'no worry'. On y trouve cinéma, tennis, golf, surf, paddle, canoe, … Le soir nous décidons d'honorer les spécialités de fruits de mer au calédonien hôtel, le plus ancien bâtiment de la ville érigé en 1800. Le repas est succulent arrosé d'un vert de chardonnay blanc pour moi et de pinot gris pour mimi.
Boites aux lettres sur les routes principales ... et petit plaisir d'huîtres locales
Bowling local ... en extérieur. En fait cela ressemble à une partie de longue lyonnaise mais avec des boules de bowling sans trous...
D'autres village côtiers, Beachport où une fête locale bat son plein avec un rassemblement de collectionneurs d'Aston Martin, la voiture fétiche de Sir James Bond. La queue se presse devant le stand du lions club de la ville qui prépare d'excellents donuts; nous suivons le mouvement. Nous achetons à deux grands mère un pot de sauce tomate faite maison mais qui s'avérera du ketchup très sucré...
Nous nous dirigeons vers Mont Galmier, une ancienne région volcanique que l'on pourrait comparer, par analogie avec nos repères francophones, à la chaine du Puy nonobstant une petite différence de taille et d'âge puisque ces 3 volcans australiens sont jeunes à l'échelle géologique, à peine 4500 ans. L'un renferme un lagon bleu de 500 m de diamètre et de 80m de profondeur servant à l'alimentation en eau de la ville; en effet, l'eau est filtrée , consciencieusement par le substrat calcaire de la région, qui recèle par ailleurs de nombreuses grottes et cavités.
A environ 10 km nous entamons une marche sur le cône d'un volcan de cette chaine, qui dépourvu d'eau, permet de mieux appréhender son cône d'éjection. Nous passons la nuit , face à la mer dans la baie de Brown Bay où malgré un soleil craintif et un vent violent, une vingtaine d'australien s'adonne avec leurs enfants au surf, à la baignade ou à la contemplation.
Réveil
à 7H00. Déjà, d'une dizaine de
véhicules s'extraient des surfer qui revêtent leur combinaison corps entier,
prennent leur planche ou leur paddle et montent à l'assaut des vagues
successives formées par la rencontre de l'eau et de la terre. J'enfile mon
maillot de bain et mon shorty; j'ai bien fait, l'eau est glacée. Je plonge, nage
, surfe et joue avec les vagues . Au bout de 3/4h
je sors revigoré : c'est mon premier bain d'eau de mer en Australie.
Nous
finissons aujourd'hui la découverte des joyaux de la limecoast dans l'état de
"south australien" pour aborder les territoires de l'état de
Victoria, dont la capitale est Melbourne.
Les formations calcaire ont
formés des "ponds" et des grottes dont regorge la région. Les ponds
sont des trous où affleure une eau filtrée par le calcaire durant de nombreuses années;
elle est très claire, très limpide et la visibilité excellente atteint
40m par endroit; on peut y plonger ou faire de la nage avec palme et
masque. Tout un écosystème s'est développé autour et maintient une zone
spécifique avant les dunes de sable. Sur le chemin de randonnée qui dans un
premier temps est parallèle au front de mer bifurque soudain à 45 degré pour
suivre la rivière d'eau claire qui nous conduit au pond; chemin faisant, nous
croisons un gros serpent, certainement un python.
Pond de Piccaninnle
Souhaitant visiter une grotte, notamment celle de princess margareth rose cave, nous découvrons un paysage totalement différent classé parc national, que l'on pourrait qualifier d'ardéchois tant les similitudes sont prégnantes: falaises calcaires, roches affleurant, pins, seuls les eucalyptus remplacent les oliviers. Ne pouvant louer un canoe, nous rejoignons le port de Nelson où nous louons une petite embarcation à moteur pour remonter le lit de la rivière. Les abords de l'estuaires sont garnis de cabane de pêche en bois sur pilotis pouvant contenir une embarcation , un ponton et une tonnelle où inviter des amis pour une collation. En remontant le cours de la rivière Gleneg -du même nom que le parc national- nous croisons des kayakistes, de petits bâteaux de pêche; notamment une sorte de pédalo monoplace aérodynamique avec tout l'équipement pour la pêche dont une glacière; le mouvement de pédalage est différent car il ressemble plus à un enfoncement alternatif des pédales plutôt qu'un mouvement rotatif. Les pêcheurs sont emmitouflés dans leurs vêtements où leur peau n'apparait qu'à hauteur des tongs. Accostant à un ponton en bois niché dans la rive , je m'autorise quelques brasses et plongeons dans l'eau de la rivière.
Désireux de faire une pause sur une plage, nous commençons à gravir les deux dunes d'accès quand soudain à contre sens, une dizaine d'australiennes remontent précipitamment vers nous, apeurées; elles nous signalent le long de la plage la présence d'un serpent tigre ( mortel) d'environ 2 m dont l'une d'elle se presse de nous montrer la vidéo sur son téléphone portable. Comme tout le monde, nous rebroussons chemin .
Nous rejoignons le parc de Discovery Bay par une route non goudronnée sur une dizaine de kilomètres; le site est ouvert au camping mais sur réservation par internet ce qui convient peu à notre mode de voyage où nous ne savons pas où nous couchons le soir et où l'outil internet est absent…
La prairie s'ouvre sur un champ de dunes …que nous pensons proche de la mer. Après avoir gravi le sommet d'un énorme dune de sable blanc, la mer se laisse apercevoir… à environ 3 km à vol d'oiseau… nous rebroussons chemin, un kangourous marron foncé se dresse sur ses pattes arrières et de deux bonds se perd dans la végétation basse des dunes. Ce champs de dunes est le théâtre de randonnée d'un club de boggy; 2 gros 4X4 équipés de portes canne à pêche fixées sur leur pare-buffle grondent en attaquant les montées de sable pour se rendre sur le front de mer. Nous trouvons un endroit pour dormir le long du chemin côtier qui domine la mer.
Une colonie de phoque australien vient se
reproduire sur les falaises du cap bridgewater; une randonnée de 5 km, soumise
à un vent prononcé, nous y conduit le
long d'un chemin côtier qui atteint la plus haute falaise de Victoria avec ses
135m plongeant dans une eau bleue turquoise dont le rythme incessant des vagues
s'écoule en lignes blanches parallèles sur les plages de la baie. Un échidné
traverse nonchalamment le sentier. A notre approche, il se met en boule
hérissant ses épines et enfouissant son long museau et ses pattes dans la
terre. En contrebas, une dizaine de lions de mer se prélassent sur des plateaux
rocheux noirs amorçant la verticalité des falaises, témoignage d'un passé
volcanique vieux de 20.000 ans. Un couple joue en nageant dans les algues, en
tournant sur eux-mêmes en hélice et se projetant avec force et vivacité sur les
escarpements rocheux se font face museaux contre museaux dans un grognement
caractéristique.
Heureusement, on a une paire de jumelle...
Plus au nord, au pied d'un champ d'éolienne, coincée entre la mer et les pâturages verts, un vestige calcaire émerge au-dessus de la couche basaltique formant une forêt pétrifiée; en fait, ce sont des formations géologiques semblables à des troncs d'arbres de pierre créées par l'érosion du calcaire due à la combinaison de l'eau de pluie et du sable sur des milliers d'années. En contre bas, les tuyaux de basalte forment des trous où la violence de l'impact des vagues projettent de l'écume en les remplissant. A cet endroit, entre novembre et mai, les courants marins froids amènent des krills en profusion, nourriture favorite des baleines bleues, des baleines naines et autres cétacés et poissons.
Je n'aurais jamais pensé que les restaurants Mac Donalds puissent être des points de passages touristiques. Mais nécessité fait loi, ils sont devenus nos rendez-vous de communication avec la France métropolitaine et néo-calédonienne, eux seuls proposent en Australie un accès wifi gratuit et illimité. Celui de Portland nous permet de contacter Roxane et ma mère; Anthony ne réponds toujours pas; la pression migratoire à Calais doit être pesante et prenante.
La journée avait
plutôt bien commencée face à la mer et au soleil levant étincelant. La réserve
d'état Tower Hill nous accueille dans un paysage volcanique similaire à ceux déjà rencontrés mais datant
de plus de 16 000 ans. Des cônes volcaniques sont transformés en réceptacles
à étangs et lacs, paradis
ornithologique, avec ses cygnes noirs, ses canards à col vert, ses oies "magpie"
que nous fait arpenter un chemin de randonnée de 5km. Mais chaque début de mois
réduit les capacités physiques de nos épouses… J'entame donc seul l'ascension
du point culminant non sans croiser la route d'un wallaby et d'un kangourou. Le
vent s'intensifie drainant avec lui d'épais nuages gris. Poursuivant notre parcours de bord de côte ,
la ville de Warrnambool présente d'abord un visage industriel qui s'efface peu
à peu et se transforme en station balnéaire à l'approche de Lady Bay, une baie
en arc de cercle ouvrant sur une plage de surf cernée de part et d'autres par
deux estuaires.
Meurtre en série !!! sur la face avant du véhicule
Le centre-ville s'éteint à notre approche , les boutiques abaissent leurs devantures, les voitures s'enfuient vers la périphérie, les rues se vident: il est 16h00, l'heure de fermeture. Même l'attraction touristique phare, l'ancien village de pêcheur reconstitué nous refuse l'accès. Le ciel ajoute sa touche de grisaille et le vent redouble de fraicheur. Dans les rues, quelques rares touristes, emmitouflés, tentent de rejoindre leur point d'attache tandis qu'une australienne d'environ 60 ans, quelque peu incongrue, entame une course à pied dans son maillot rose fluo sans manches. A peine arrivés au véhicule, la pluie s'invite par bouffées. A cet instant, l'espace intérieur du van nous paraît très étroit.
Nouvelle journée,
nouvelle approche.
Nous plongeons dans
l'Australie du XIX siècle en visitant un superbe village-musée de pêcheurs qui
clôt la route touristiques des naufrages de bateaux; en effet, avec l'arrivée
massive estimée à 1 millions d'émigrants européens ou chinois, quelques 60 navires
se sont abimés sur la côte sud australienne depuis la moitié du XIXème siècle
dont le navire Antares affrété pour la traversée de Marseille à Melbourne.
Quelques 2500 personnes, membres d'équipages et passagers perdront la vie lors
de ces traversées. C'est l'histoire de ces premiers colons que nous fait
merveilleusement revivre le village reconstitué. On s'abandonne facilement à
suivre la traversée d'un couple de migrant dans un navire de la flotte
anglaise, à arpenter les boutiques et à imaginer l'activité du maréchal
ferrant, du fabricant de tonneaux, des pompiers, de l'équipementier maritime, de l'école et de
l'église… On se surprend à s'imaginer revivre cette époque, en écoutant les
témoignages des rescapés, en lisant les récits des capitaines "coulés avec
leur navire" et en arpentant les vitrines remplis d'objets collectés au
fond de l'océan Le bond en arrière est
réussi, on traverse facilement le miroir. C'est une belle mise en valeur de
leur patrimoine culturel assez récent; comme au spectacle du Puy du Fou, des
volontaires notamment des personnes âgées participent à l'animation en costume
d'époque.
La tenancière n'a pas vieilli ...
Déjà la buanderie et sa table à repasser...
En contre bas de cet espace, un vaste terrain de jeu et de picnic récent et très bien aménagé s'étale jusqu'au parc naturel du stingray bay où se reproduisent une colonie de pingouin pygmée. Un petit chemin côtier nous amène à un point dominant la baie (Thunder Point) à travers les petits arbres à thé australien dont les minuscules fleurs blanches exhalent une odeur sucrée, l'herbe à kangourous, les joncs, l'épinard" néozélandais dont les marins mâchaient les feuilles pour prévenir l'émergence du scorbut, l'herbe Tussock argentée dont les aborigènes travaillaient les feuilles pour la vannerie, les arbustes protégeant des embruns et du vent tels la leucophyte brune ou le "coast cushion bush".
Sur la route du sud, un pittoresque magasin, une sorte de bric à brac géant où l'on peut trouver des détecteurs de métaux, des ustensiles ménagers, des coffres forts, des vêtements pour la chasse ou pour des activités extérieures et une collection de moto ancienne glanée par Georges, un propriétaire passionné. Notamment, dans la collection, nous apercevons une "gnome rhone" une motocyclette de 1950 de 250cm3 fabriquée en France.
Polo ça ne te rappelle rien? ... private joke !

Tranchant avec les paysages côtiers, l'arrière-pays dévoile une forte activité pastorale et agraire sur de vastes étendues; l'une d'elle, d'origine volcanique est traversée du nord au sud par la rivière Hopkins. À 20 km de la côte, une cassure s'opère dans son lit créant une cascade large de 100m et haute de 15. La rivière est le sanctuaire d'aigrettes blanches, de hérons à face blanche , de canards col verts et d'ornithorynques… toujours invisibles à nos yeux.

Réveil à 7h00 ou
peut-être 8h00 ou 8h30 ? Nous venons de nous apercevoir que cela fait environ
15 jours que nous vivons à l'heure de Darwin, soit 1h30 de moins que dans
l'état de Victoria… Déconnecté ? Notre rythme ne semble pas en avoir souffert,
tout est relatif… Décidemment c'est la journée des révélations : la pompe à eau
crache par intermittence une eau
marron et trouble. Après avoir démonter le filtre propre, nous nous
rendons compte que la cuve est vide, le remplissage nécessitant un faible débit
contrairement à ce nous pratiquions.
Sous un temps
ensoleillé et frais, nous entamons la route mythique du sud du continent
australien, la "grand océan
coast" ( GOC), qui débute à
Allensford pour s'achever à Torquay : des falaises d'ocre et de calcaires
hautes de 20 à 60 m émergent de l'horizon bleuté érodées par le flots incessant
du ressac, qui patiemment ronge la terre, rappelant par là même que 4/5 de la
surface du globe appartiennent à l'élément aquatique. Là une arche est en cours
de formation, ici un pan de falaise vient de s'écrouler, ailleurs une cavité
est en formation. Seuls subsistent, vestiges de cette histoire tourmentée de
près de 20.000 ans, quelques blocs
erratiques formant îlots, qui tentent désespérément de lutter et d'accrocher à
l'océan, avide, le souvenir lointain d'un passé plus glorieux dont les mouettes
et les arbustes isolés à leurs sommets
ravivent sans cesse la flamme.
Les phénomènes d'érosion des falaises de
calcaires à la fois par l'océan et l'eau
de pluie donnent naissance à différentes formations rocheuses caractéristiques
que permettent aisément d'approcher les différents points d'accès aménagés le
long de la "GOC": La Grotto, le london bridge, the arch, loch ard
gorge - en souvenir au naufrage du bateau du même nom et les douze apôtres. La
beauté de cette côte acérée est proportionnelle à sa dangerosité.
Nous nous
apercevons vite que nous intégrons une zone hautement touristique dominée par
des cohortes d'asiatiques, japonais, coréens chinois, des australiens du
troisième âge et quelques hindous et européens...
Nous atteignons la pointe extrême, le cap Otway par une forêt d'eucalyptus où ont été réintroduit quelques dizaines de koala. Une femelle, le petit sur les épaules, descend vaillamment le tronc blanc de l'arbre, traverse promptement la route pour se perdre dans le sous-bois. Un mâle indolent marche à quatre pattes le long du chemin puis à notre approche se réfugie en hauteur dans un arbre avec une vélocité que l'on ne soupçonne pas chez cet animal.
cherchez le koala ?!
Cimetière d'OTWAY et rappel des nombreux naufrages
Vue côtière
Pause plage ...
Arrivée à Lorne, nous croisons une concentration de vieux "combis" et de vielles coccinelles Volkswagen; un rassemblement aura lieu ce dimanche à Geelong. Le scandale volkswagen ne semble rien retirer à la passion des propriétaires.













































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